Aux pères, le mien, les siens.  

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vendredi 20 février 2009

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Dis, guérit-on des jours enfouis,
Des vespérales aux bouffons
Soleil masqué, chiffons de nuits
Effilochés sur l’horizon.
Lune suivant ce carnaval
Efflanquée comme une faucille
Claudicante, visage pâle...
Galop d’étoiles qui pétillent,
Tournant autour de son quartier,
Insomniaques, infatigables,
Qui disparaissent en premier,
Telles qu’aux mains les grains de sable !

Entre les dents, pipe serrée,
Un œil qui pleure, l’autre qui lit,
Tu n’as jamais tant dévoré
Que les feuillets donnant l'oubli

Résolument, tournant le dos
Au passé, refermant le livre
Qui ne t’avait point fait cadeau
Au jour nouveau cherchant le vivre

Laissant les années de colère
Pour la vie en reconstruction
Tu te trouvas un nouveau père
Et une épouse d’exception

Les enfants, les tiens et les autres
Tu les aimas avec passion
En bon apôtre, sans patenôtres
Attention sans ostentation

Je me souviens, le pain grillé
Sur la cuisinière à charbon
Que tu offrais à la criée
A la porte de la maison

Tu travaillais, tu étais rare
Mais aux vacances, tu savais
Nain jaune et belles histoires,
Promenades sur un balai !

Crêpes brûlantes, et confitures
Qu’on attendait chacun son tour
Joyeux Noëls à murmures
Émerveillés au point du jour

Enfin grand-père, tu auras su
Laisser déborder la tendresse
Laisser les mots, à ton insu
S’échapper comme des caresses

Tu t'affranchis, des jours enfouis,
Des vespérales aux bouffons
Soleil masqué, chiffons de nuits
Effilochés sur l’horizon.
Lune suivant ce carnaval
Efflanquée comme une faucille
Claudicante, visage pâle...
Galop d’étoiles qui pétillent,
Tournant autour de son quartier,
Insomniaques, infatigables,
Qui disparaissent en premier,
Telles qu’aux mains les grains de sable !

Joël LEPLAT (tous droits réservés)

La dernière mise à jour de ce site date du 20-02-09