MAROC 2003.

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vendredi, 20. février 2009

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Programme  Impressions  Diaporama

Diaporama.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de mon club de randonnée.

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Programme en bref et dates :

bulletJ1 = D 06/07/03 : LYON MARRAKECH en avion charter. Accueil à l'aéroport, transfert du groupe à l'hôtel.
bulletJ2 = L 07/07/03 : Dans la matinée, transfert du groupe au village d’OUKAIMDEN à 2.500 m, au pied du Djebel OUKAIMDEN 3273 m. 1h30 de route. Prise de contact avec l’équipe du trek : le cuisinier, les muletiers berbères. Début du trek. Montée dans l’après-midi vers la crête de TIZI N’SSIRK (2.800 m) et observation des peintures rupestres préhistoriques. 2 h 30 de marche. Camp à AZIB N'OUKAIMDEN.
bulletJ3 = Ma 08/07/03 : Passage du col TIZI N’OUHATTAR à 3200 m et arrivée sur la vallée de l’OURIKA, oasis de verdure et de fraîcheur au cœur de la montagne. On traverse le village d’AGOUNSS dans un décor égayé par des bosquets de végétation. On continue jusqu'à TIMICHI à 1900 m d’altitude. 5 h 30 de marche. Camp à TIMICHI
bulletJ4 = Me 09/07/03 : On poursuit la descente de la vallée vers Sidi FETMA puis on bifurque vers le sud et les gorges d’ASSAKA. Camp ASSAKA, sous les crêtes du BORJ N’OUFRAOU à proximité du village TAMATERT à 2.000 m. 6h de marche.
bulletJ5 = J 10/07/03 : On remonte la vallée de l’ASSIF N’OUFRA et la vallée se resserre. On franchit le col TIZI N’OUMCHICHKA à 3.000 m. On débouche sur la vallée de l’ASSIF LIKKEMT. Camp à ASSIF N'OUZAR à 2.550 m. 6 h de marche.
J6 = V 11/07/03 : Col TIZI OURRAI, 3120 m. Décors sahariens : figuiers de barbarie, dattiers, lauriers roses. Gîte à AMSOUZERT. 5 h 30 de marche.
AMZOUZERT est un assez gros village traversé par une rivière : une mosquée, quelques boutiques, une école, un café en plein air, un gîte avec lits en terrasse…
bulletJ7 = S 12/07/03 : AMSOUZERT, lac IFNI, 2300 m. Un gigantesque glissement de terrain a obstrué la vallée et provoqué la formation de ce lac dominé par des parois rocheuses sombres et verticales. Baignade. Camp sur les bords du lac. 4 h de marche.
bulletJ8 = D 13/07/03 : La vallée d’IFNI s’encaisse et nous partons pour le col TIZI OUANOUMSS à 3700 m. Le sentier se fraie un chemin dans d’immenses barres rocheuses. Les dénivelés sont importants mais il n’y a aucune difficulté technique. Camp à proximité du refuge du TOUBKAL, 3200 m. 6 h de marche.
bulletJ9 = L 14/07/03 : Tôt le matin, ascension du DJEBEL TOUBKAL, à 4167 m, le plus haut sommet d’Afrique du nord. Malgré quelques névés et pierriers, cette ascension ne présente aucune difficulté. Une vue panoramique exceptionnelle récompense les efforts. Au Nord, la plaine du HAOUZ, à l’Est, le Moyen Atlas, au Sud, les paysages dénudés du SIROUA, l'infini du Sahara. Retour au camp. 5 h 30 de marche.
bulletJ10 = Ma 15/07/03 : Col AGUELZIM 3400 m. Descente vers les bergeries de TAMSOULT, 2300 m. Camp à proximité. 5 h 30 de marche.
bulletJ11 = Me 16/07/03 : A delà des bergeries, nous entrons dans une zone boisée dont nous sortons au col MEZZIK. 2600 m. La descente se fait à travers des villages AZIB MZIKENE, TAOURIT… Nuit au gîte d'IMLIL à 1750 m.
bulletJ12 = J 17/07/03 : Nous franchissons le Col TAMATERT, puis nous descendons en traversant les hameaux de IKKIS, AGUERSIOUAL, jusqu'à la vallée N'AIT MIZANE que nous remontons jusqu'à IMLIL. Nuit au gîte.
bulletJ13 = V 18/07/03 : Fin du Trek. Retour à MARRAKECH. Hôtel en demi-pension.
bulletJ14 = S 19/07/03 : Journée libre à MARRAKECH. Hôtel en demi-pension. Visites possibles : Musée DAR EL SAID, Palais de la BAHIA, souks des potiers, des tanneurs, de la Médina.
bulletJ15 = D 20/07/03 : Début de la visite libre en Minibus : MARRAKECH, TEDDERT, TELOUET, AIT BENHADDOU. 240 km. Nuit à AIT BENHADDOU
Depuis MARRAKECH, la route s'élève. On observe un grand nombre de villages montagnards : petites maisons de pierre aux flancs des montagnes, toits plats de terre battue posés sur des rondins et branchages. Au-dessus des villages des parcelles aériennes exposent leurs blés, orges et maïs.
TEDDERT, 1650 m : ce village alpestre entouré de noyers est envahi de marchands de pierres : améthystes, lapis-lazuli, agates, manganèse, pyrite de cuivre etc, toutes glanées dans la montagne.
Col TIZI-N-TICHKA 2260 m : C'est le plus haut col routier du Maroc. Il est toujours balayé par un vent violent.
Après le col, on quitte la route directe de OUARZAZATE et on prend à gauche une route secondaire qui traverse un paysage persillé de chênes verts et de genévriers.
TELOUET 1800 m : La petite KASBAH primitive s'est agrandie au cours des ans pour devenir l'ensemble impressionnant d'aujourd'hui, à la fois caravansérail, forteresse et château.
AIT BENHADDOU : bourg classé au Patrimoine mondial, fait l'objet de restaurations.
bulletJ16 = L 21/07/03 : AIT BENHADDOU, TIFFOULTOUTE, OUARZAZATE AGDZ ZAGORA. 225 km. Nuit à ZAGORA.
TIFFOULTOUTE : forteresse de pisé bâtie il y a 250 ans, elle domine la vallée cultivée de OUARZAZATE. Un passage très étroit entre deux portes voûtées donne accès au cœur du village.
TAOURIRT : A 1.5 km à l'est de OUARZAZATE, la KASBAH de TAOURIRT est, pour son importance, son architecture et sa décoration, l'une des plus belles du Maroc. Véritable ville fortifiée, elle dresse au-dessus de la vallée son extraordinaire entassement de constructions en pisé, flanquées de tours carrées, percées de petites ouvertures et dentelées de créneaux.
AGDZ est dominée par sa citadelle, son fortin rouge et l'arête du Djebel KISSAN. On y trouve un artisanat d'objets sculptés dans la pierre.
bulletJ17 = Ma 22/07/03 : ZAGORA, TAMERGROUTE, dunes de TINFOU, ZAGORA. 50 km. Nuit à ZAGORA..
La vallée de la DRAA commence à AGDZ et se prolonge sur 120 km. La DRAA abreuve un jardin enchanteur où se pressent figuiers, grenadiers qui confondent leurs feuillages pour répandre au sol une ombre fraîche. Au-dessus se balancent les hauts panaches des dattiers. Au-dessous, la terre n'est que cultures réparties en une infinité de parcelles closes de murets de pisé, sillonnées par une infinité de canaux.
La vallée est parsemée de KSOUR : villages fortifiés dominés par de hautes tours de guet protégeant, autour d'une place publique, grenier, puits, bergerie, salle de réunion, mosquée, école coranique. Les maisons familiales occupent le reste de l'espace, l'ensemble est desservi par un labyrinthe de ruelles étroites.
Nous prolongerons la route sur 18 km au dela de ZAGORA, vers les portes du désert jusqu'à TAMEGROUTE avant de revenir à ZAGORA .
TAMEGROUTE, 18 km : bourg de terre rouge situé au cœur d'une palmeraie et cerné de remparts crénelés. Centre religieux fondé au 17ème siècle, on y dispense encore des cours de médecine, d'astrologie, de droit coranique.
Bibliothèque riche de milliers d'ouvrages manuscrits et enluminés.
Dans le quartier des potiers, les artisans modèlent, gravent et décorent une belle poterie verte.
bulletJ18 = Me 23/07/03 : ZAGORA, visite du souk le matin, retour à OUARZAZATE, 164 km. Nuit à OUARZAZATE.
La journée commencera par la visite du souk de ZAGORA le matin. Ensuite, l'après midi, nous nous rendrons à OUARZAZATE.
OUARZAZATE 1160 m : au pied des reliefs grandioses du Haut Atlas, avec ses KASBAHS et sa fraîcheur. Le plateau désertique au sein duquel s'élève cette ville de garnison créée en 1928 offre un saisissant contraste. Avec ses maisons au crépi ocre et sa rue démesurément large, la ville elle-même peut décevoir. Toutefois, les paysages alentour ont attiré de nombreux cinéastes qui ont fait de cette cité le HOLLYWOOD du désert. Depuis 1954 (Ali Baba et les 40 voleurs) les tournages se succèdent sans interruption. On peut citer KUNDUN ou la vie du DALAI LAMA en 1997. Dans la KASBAH, on trouvera des poteries berbères, des sculptures en albâtre, en bois, des tapis.
bulletJ19 = J 24/07/03 : OUARZAZATE, BOUMALNE du DADES, gorges du DADES, OUARZAZATE. 116 km. Nuit à OUARZAZATE.
Visite de la Vallée du DADES, dite encore vallée des mille KASBAHS ou vallée des roses. 206 km aller retour (option non incluse à négocier éventuellement). Nuit à OUARZAZATE.
La route longe par le nord, le lac de barrage de MANSOUR EDDHABI. D'une superficie de 4500 ha, il permet l'irrigation de 14 000 ha le long de la vallée de la DRAA.
SKOURA, km 29. Cette oasis séduit par sa végétation luxuriante, ses merveilleuses et nobles KASBAHS. Au-delà, la route s'élève et franchit le col TIZI N'TADDERT à 1370 m. Le paysage est désertique. Quelques chameaux errent à la recherche d'une maigre nourriture. Puis la route atteint une nouvelle oasis.
km 79. EL KELAA M' GOUNA, le pays des roses, 1467 m. Il y a là, un ensemble de KASBAHS ruinées mais remarquables.
Km 103. Sans avoir quitté l'oasis parsemée de souks on atteint BOUMALNE DADES, 1589 m. Remontée des gorges, on domine l'ASSIF, ses terrasses et KASBAH hérissée de tours. Petite ballade à pied le long du DADES, avec ses figuiers, amandiers, lauriers roses, terrasses...
bulletJ20 = V 25/07/03 : OUARZAZATE, MARRAKECH. 197 km. Soit 6 jours.
Petite randonnée du col TIZI-N-TICHKA à TEDDERT.
bulletJ21 = S 26/07/03 : Journée libre à MARRAKECH. Hôtel en demi-pension.
bulletJ22 = D 27/07/03 : Transfert à l'aéroport, retour sur LYON.

Impressions.

MARRAKECH, Les souks, la médina :
 

Aux premières lueurs de l'aube, les charrois tirés par des chevaux, les charrettes à bras, les porteurs entrent dans la ville. Ils franchissent le rempart de terre rouge par une poterne qui s'ouvre comme sur un four tiédi par la nuit. Avant que la sole ne flambe au soleil de midi, la vie se glisse à travers les ruelles roses de la médina, comme l'ombre fait place à la lumière, la vie à la cendre. Les souks se gonflent de sons et d'effluves tandis que se font les déchargements. Appels des muezzins, pétarades des MOBS, claquement des sabots ferrés, martèlement et crissement des outils, essences de cèdre de genévrier, parfums d'ambre, musc, menthe, pestilence des bains de tanneries, fumerolles des premières tagines. Dans le souk, la profusion est inouïe. Comme Guignol, jaillissant à mi-corps par une trappe, le marchand de fruits secs, au centre de son étal incliné, agite ses bras et comme une grue pivote et plonge ses mains dans les dattes, figues, amandes, pois chiches, noix, raisins... Dans ce dédale où l'on se perdrait sans la bienveillance des habitués, on trouve de tout, en abondance : poteries, herboristeries, graineteries, pâtisseries, cuirs, tissus, tapisseries, orfèvreries, ébénisteries, ferblanteries, épices, c'est réparti par zones, c'est accroché aux murs, s'ils existent, posé au sol, suspendu à des échafaudages...

La place JEMMA :

Classée au patrimoine de l'Unesco pour sa coutume. Dès le matin, les marchands de jus d'orange sont au travail, ils rayent la place de leurs alignements. Les montreurs de serpents sortent tambours et hautbois, les glaciers déposent leurs pains au marché. Les parcs à vélos, mobylettes et motos sont encore dégarnis. La magicienne, attend la nuit... Dès 19h, les restaurateurs arrivent poussant leurs charrettes, tout se met en place, très vite. Chacun connaît son emplacement. Autour d'un plateau, il arrange les bancs. Au-dessus il dispose ses montagnes de victuailles, ses grills, ses tagines. Quand la nuit tombe, il allume ses lampes à gaz et sur la place maintenant noire de monde, il baigne sa clientèle d'un halo qui semble l'isoler de l'effervescence, du bruit, des sollicitations. Tu peux y manger des fruits de mer, des couscous, des tagines, du poisson, de la viande grillée, des pâtisseries, des fruits frais et secs... Entre deux dégustations, déambule sur la place, fais le curieux, il y a tant à voir. Des danseurs se déguisent en femmes pour présenter un spectacle traditionnel, un groupe de musiciens africains tambourine et gratte les cordes, un charlatan vante son remède miracle, un lettré a posé au sol quelques journaux illustrés qu'il commente, un autre donne des leçons d'anatomie féminine, un vieil homme vante son grand choix de dents et appareils dentaires d'occasion (2 pleins paniers), d'autres ont étalé au sol leurs marchandises : reptiles, vautours empaillés ou simple charognes, amulettes, épices, pharmacopée et aphrodisiaques traditionnels. Les Marocains sont les badauds bons enfants de ce spectacle fugitif où se glisse le touriste furtif. Ils sont venus sur un "2 roues" qu'ils ont laissé dans un parc, dûment numéroté d'un coup de craie sur la selle; ou bien à à pied; en taxi, en carriole pour les plus aisés. Ils arborent djellabas, babouches et autres costumes traditionnels ou bien une tenue moderne. Ils n'aiment pas les photos mais si tu les respectes, ils sont extrêmement gentils et serviables. Même le marchand, déçu que tu ne lui aies rien acheté malgré ses efforts, sa verve, ses rabais, te souhaite un bon voyage : "c'est pas un problème", c'était "pour le plaisir des yeux". Si tu résides auprès de cette place, n'essaie pas d'aller te coucher avant minuit. Avec la chaleur, le bruit, ce serait peine perdue, alors, sans crainte, profite du souffle magique.

La dernière mise à jour de ce site date du 20-02-09