Eau morte.

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vendredi 20 février 2009

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Dans le creux de mon lit, pauvre compagne
Que le cafard blafard, souvent empoigne
Déraison, désespoir, alors la gagnent

Bravons la nuit, hardis les cœurs
Le jour naissant, lèche les pleurs

Les yeux ouverts, je veille, ma mie, sois forte
Une onde noire, se glisse sous la porte
Et notre couche flotte sur une eau morte

Bravons la nuit, hardis les cœurs
Le jour naissant, lèche les pleurs

Plaintes, silences, font maillons aux semaines
Dont les anneaux, à ton séjour m’enchaînent
Vers les grands fonds, si lourds, ils nous entraînent

Bravons la nuit, hardis les cœurs
Le jour naissant, lèche les pleurs

Le dos te brûle comme un échaudage
Ta plainte grince en écho au bordage
Ta houle soule, roule au chavirage

Bravons la nuit, hardis les cœurs
Le jour naissant, lèche les pleurs

Mon bras cercle tes hanches, tel une amarre
Sur ce radeau cauchemar que je barre
Vers l’horizon sans tain, halète un phare

Bravons la nuit, hardis les cœurs
Le jour naissant, lèche les pleurs

Joël LEPLAT (tous droits réservés)

La dernière mise à jour de ce site date du 20-02-09