Ma vagabonde.

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vendredi 20 février 2009

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Ce soir les brumes tissent
Un flottant paysage,
Où la rose et le lys
Fleurissent son visage…
Où courres-tu la fille,
Chevauchant les bruyères
Les buissons de myrtilles
Vers quels éclats d’hier ?
Chemine, chemine
Chemine, chemine !

Derrière les hautes chaumes
Un vieux buron s’enfouit
Habité de fantômes
On dirait qu’ils s’enfuient…
Des vapeurs de salpêtre
De langueur et de mousse
S’en vont par la fenêtre
Sur le vent qui les pousse !
Chemine, chemine
Chemine, chemine !

Le soleil ourle d’or
Du toit à l’horizon
Comme un archet sonore
Met l’air au diapason
Au ventre de l’alto,
D’où s’envolent les songes…
Il fera nuit bientôt
L’ombre n’est pas mensonge !
Chemine, chemine
Chemine, chemine !

Ma Mie, allons coucher
Il n’est plus de passé
Ni chandelle à moucher
Tout est recommencé…
Tandis que le vieux monde
Caracolait sa course
Le ciel ouvrait sa bonde
Et tu dormais ma douce !
Chemine, chemine
Chemine, chemine !

Je te prends par la taille
La belle, passons le seuil
Au-delà des rocailles
Une aube encore s’y cueille…
La conche sous les lauzes
C’est le temps rassemblé
L’éternité des choses
Qui vivent sans trembler !
Chemine, chemine
Chemine, chemine !

Vois la vie qui s’égoutte
Aux plumes du col vert
Qui sans le moindre doute
Sillonne l’univers…
Comme aux étés derniers
Les nouvelles amours
Ou baies de framboisier
A bon heur se savourent !
Chemine, chemine
Chemine, chemine !

Chemine !

Joël LEPLAT (tous droits réservés)

La dernière mise à jour de ce site date du 20-02-09