Au marché de Maringues.  

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vendredi 20 février 2009

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J’étais au marché jovial
Ce lundi, place du foirail
Ça caquetait comme volailles
Piétinait, c’était fatal !

Si t’as pas l’oreille d’un sourd
T’en profites, c’est un régal !
Un grand bonhomme machinal
Se gaussait d’un air balourd

J’ai quatre vingts ans passés
Ça fait un total, vous dites
Une bonne petite mort subite
Et pis c’est débarrassé !

A son étal, le boucher
Taillait de longues bavettes
Et laissait faire son arpette
Qui débitait le haché

J’aurais su, dit un client
J’aurais pris mon pyjama
Quand t’auras refilé ton gras
Tu m’donneras du rouge fondant

Un entrefilet bien doux
Dans ce morceau que voila
Parce que la dernière fois
T’avais taillé dans l’genoux !

Mais pourquoi tu veux l’peser,
Puisque c’est pour emporter
Vain Dieu, tu veux m’endetter
J’ai l'porte feuilles désossé !

Le 05/07/07

Joël LEPLAT (tous droits réservés)

La dernière mise à jour de ce site date du 20-02-09